Nouveau blog !
Voici le nouveau blog portant directement sur notre projet en permaculture :
Le chant des cerises, expériences de vie en permaculture.
Le blog est fonctionnel, il reste encore quelques coups de pinceaux à faire
Je continuerais d’utiliser le présent blog pour tout ce qui n’aura pas sa place sur le blog du chant des cerises, donc n’hésitez pas à repasser de temps en temps ou à laisser trainer le RSS dans vos aggrégateurs !
Une base de données de plantes pour la permaculture
Si vous voulez sélectionner des plantes suivant leur écologie ou leurs utilisations, la base de données Plant For A Future est faite pour vous ! Construite par un permaculteur, pour les permaculteurs, elle permet de savoir les besoins d’une plante en eau, soleil, sol, pollinisation ; les caractéristiques comme la hauteur, la largeur, la vitesse de pousse; les utilisations comestibles, médicinales, et autres (bois de construction, glue, couvre sol …), et tout pour la faire pousser (propagation, culture). Plus de 7000 plantes sont disponibles, et interrogeables par un moteur de recherche.
Mais le plus beau, c’est que cette base de données est diffusée sous licence libre, et que donc chacun peut l’utiliser et la modifier s’il en respecte les termes. Comme je trouvais le moteur de recherche très en deçà des possibilités de la base, j’ai commencé à créer une interface d’interrogation plus puissante pour mes besoins personnels.
Après une quantité d’heures phénoménales (c’est fou comme ça prend du temps ces choses là), j’ai modifié le programme pour le rendre public, modifiant la bidouille pour qu’elle soit utilisable par Mme Michu, en un clic (sur Windows), sans avoir besoin d’être connecté, et pouvant être copié sur une clef USB ou gravé sur un CD. Malheureusement la base de données et l’interface sont en anglais.
Lien vers le site de permaflorae
Si vous utilisez mon programme et que vous voulez donner une petite pièce, c’est pas de refus :)
C’est pas permaculture ! (et ta soeur …)
Comme vous avez pu le constater ces derniers temps, le blog est en pause. Ceci entre autre parce que je prépare un autre blog centré sur notre projet (scoop!). Ce blog recueillera des billets plus personnels (mais toujours sur la perma et intéressant, j’espère).
Mise en pratique avec un coup de gueule contre les "milieux autorisés qui s’autorisent à penser" la permaculture.
Quand on découvre la perma, on comprend rien (mais rien) à ce que ça peut bien être. Quand on a enfin compris, du coup, ça donne envie d’aller ramener sa fraise pour faire avancer la connaissance. Du coup ça donne, sur un certain espace de discussion français, le tiers des messages concernant la perma (qui doit représenter le quart des messages…) se résume à "c’est pas permaculture".
C’est une réalité, la plupart des gens arrivent à la perma par le jardinage sur butes. So what ? Il y a des tas de bonnes choses que la perma peut apporter à des pavillons urbains (voir le DVD "urban permaculture", très inspirant), autant utiliser cette porte d’entrée plutot que faire la milice de la pensée perma…
D’ailleurs comment peut-on dire "c’est pas permaculture" ? Le vivant est si complexe que le contexte change tout. La culture hors-sol c’est-pas-perma, mais couplé à un système d’aquaculture intensif (surement-pas-perma-non-plus), ça donne l’aquaponie qui est bien vue dans le milieu. Que dire d’une technique de jardinage qui plantes des bêches à 60cm de profondeur, et qui laisse la terre à nue sans paillage ? Horreur-pas-perma, sauf que pour des raisons que j’évoquerai dans un futur article du futur blog (rescoop), cette méthode est la mieux indiquée chez nous…
Mais c’est pas fini, il y a aussi la police de la pensée du "c’est permaculture". La permaculture c’est avant tout une éthique : trois lignes dans un pavé de 600 pages. La permaculture ce n’est pas que de l’agriculture : tous les livres parlent de faire pousser du vivant, si je veux aménager un terrain ou produire de la nourriture, je me tourne vers la perma. Si je veux construire une maison ou trouver un système d’éducation alternatif, je me tourne vers d’autres disciplines.
La perma, c’est aussi des solutions. Toutes faites. Quelque soit le problème: planter des arbres et ajouter de la paille/du brf. Même dans un potager engorgé, oui oui.
Diplomé
Je suis l’officiel détenteur d’un diplome agricole BPREA.
A quoi ça sert ? Heu …
Repos
Une petite merveille étant entrée dans nos vies,
ce blog va dormir pendant quelques temps,
je vous souhaite plein de bonnes choses !
L’oeuf ou la poule
Lorsqu’on lit des livres sur l’élevage des poules, on apprend que :
* Les poussins naissent exclusivement sous une lampe incandescente
* Le régime alimentaire des poules se compose de pâtées
* Une race ça pond tant par jour, mais sous granule et avec une période d’éclairage constante (oui, aucun chiffre n’existe pour une production sans lumière artificielle ni nourriture boostée, à part pour les pays du tiers monde …)
Alors moi, ce que je voudrais, c’est un livre dans lequel :
* Les races sont décrites en prenant en compte le critère d’aptitude à trouver de la nourriture
* Qu’on m’explique une fois pour toute comment on gère la reproduction, pour garder des races pures, pour organiser le lieu de couvaison, pour aménager au mieux la relation poule-poussin vis à vis du groupe
* Les moyens de lutte passive contre les prédateurs : que les poules se protègent la journée et la nuit sans que je sois dans les parages
* Combien je peux espérer d’oeuf sans lumière artificielle
* Comment nourrir mes poules en période d’hiver, sachant qu’elles pondent moins ou plus du tout (je n’ai trouvé aucun article qui me disent au minimum une quantité de protéines et d’énergie pour se maintenant en forme)
* A peu près ce qu’une poule peut avaler en parcours libre ou semi-libre, et la correspondance nutritive
* Soyons fou, une liste d’espèces pérennes et leur profil nutritionnel, période de disponibilité, liste de variétés pour étendre la production
Bref, il manque cruellement un livre sur l’élevage de volaille en permaculture, et si ça continue il va falloir que j’en écrive un, ce qui serait un comble vu que je n’y connais absolument rien …
Heureusement que Mollison et Holmgren ont un peu bossé la question, en quelques pages, ils sont plus utiles que des bouquins entiers …
Permaculture Geek
Quand on est tombé (pas si) petit dans l’informatique, que l’on en a fait ses études, son passe-temps, son projet de carrière. Que l’on a fait commencé une thèse en informatique/mathématiques. Que l’on tombe sur la permaculture, et que l’on comprend qu’il y a des choses plus importantes. Eh bien ça donne de drôles d’hybridations.
Il y a environ dix minutes, je suis en train de me demander si je n’en fait pas trop. Je suis en train de réfléchir à un indice pour classer les espèces pérennes suivant leur potentiel à fournir les poules en protéines. Un indice qui serait la moyenne entre, d’une part, la moyenne des quantité d’acides aminés pour 100g (poids sec) ramenée entre 0 et 1 suivant le pourcentage d’apport journaliers nécessaires d’acides aminés nécessaires par poule et par jour (AJN), et l’écart type des pourcentages d’AJN des acides aminés. Hem. (j’explique l’intérêt de ce choix si y a des gens vraiment motivés …)
Le pire c’est que j’adore ça, sinon je n’aurais pas fait de recherche, ni d’informatique. Mais bon, j’en suis donc à me demander si ça sert vraiment à quelque chose, vu que les bouquins de permaculture donnent depuis 30 ans la liste des arbres intéressants pour les poules, et que peut être il n’y a pas à aller chercher beaucoup plus loin.
Mais, alors que j’ai trouvé dans un livre les fameux AJN d’acides aminés, le profil protéique du jus de murier (il m’a fallu des mois pour le trouver …), le ratio d’extraction de jus dans un article scientifique, j’ai l’illumination. Je vais pouvoir calculer avec précision le nombre de jours-poules (JP) d’un mûrier. Je laisse Bill Mollison expliquer cette notion, tirée de permaculture 2 :
Dans une gestion plus sophistiquée, nous exprimerons la valeur alimentaire de certains arbres et de certaines plantes en termes de J.P.V. ou « jours de pâturage de volaille ». Par exemple, la valeur d’une luzerne arborescente peut représenter 2,5 kg de graines, ce qui nourrirait une poule en pâture libre pendant une trentaine de jours. Déjà, Smith a constaté qu’un noyer noir à maturité peut nourrir 8 poules pendant toute l’année, donc un seul arbre de cette espèce a une valeur de 365 X 8 = 2 920 J.P.V. Sur la base de ces équivalences, nous pouvons être amenés à planter préférenciellement des plantes de grande valeur, même si elles poussent plus lentement.
Ce qui aurait pu sembler une perte de temps de geek scientifique obsédé par les chiffres, devient un élément pertinent de "haut niveau" pour concevoir des systèmes permacoles autour de la volaille. Je participe en quelque sorte à l’élaboration de cette "gestion plus sophistiquée" dont parle Mollison, et ça gonfle de fierté.
Donc d’après mes calculs, un mûrier irrigué fournit 5 à 8 JP, c’est à dire qu’un mûrier apporte assez d’acides aminés pour combler les besoins nutritionnels de 5-8 poules par jour ou d’une poules pendant une semaine. Dans le cas du mûrier, 1 JP = 2kg ou 500 g (poids sec), donc il s’agit plus de compléter un apport protéique naturel (insectes) qu’autre chose. Si les chiffres vous paraissent faibles, rappelez vous qu’il s’agit des acides aminés indispensables aux poules, ce qui est le critère le plus difficile à atteindre pour la volaille, l’indice est plus sophistiqué (ou restrictif) que celui de Mollison.
Bon, prenez pas ces calculs au pied de la lettre, par exemple je me suis trompé d’un zéro dans la première version du calcul …
Et pour compenser la geekerie, j’ai des graines de muriers et de caragana en train de lever …


