Mois: janvier 2007

Ma grand-mère

J’ai passé la journée de samedi avec ma grand-mère. Pour apprendre un peu plus sur mes origines, sur la vie de mes ancêtres, les conditions de vie des paysans toscans au début de l’autre siècle …
Ces gens étaient quasiment autonomes, mangeant les animaux qu’ils élevaient (cochons, lapins, poules), utilisant les ressources qu’ils avaient sous la main (laine de brebis, oeuf …), cultivant ou ramassant leur nourriture (légumes, chataignes …). Pas d’électricité, pas de gaz, cuisine à la braise, lessive au lavoir du village …

… «mais on n’était pas malheureux», conclue ma grand mère.

Car derrière cette pauvreté trop visible, il y avait la chaleur humaine. L’entre-aide entre les générations, les fêtes de village, les discussions entre copines aux lavoirs, la nature et le grand air, une nourriture peu diversifiée mais saine.

Et j’ai pris mon premier cours de tricotage. Mais pas de n’importe quelle manière, de la manière toscane, de la manière de ma grand-mère et de mes aïeuls italiens, et je trouve ça simplement Beau.

Cet article renvoie à l’item #7 «Apprendre à tricoter» (et tellement plus) de ma liste.

Mes médicaments

Début de la phase de désencombrement par la salle de bains. J’ai pris tous mes vieux médicaments (parfois datant de l’ère pré-appartementale), et direction la pharmacie pour l’opération cyclamed. Je n’ai gardé que quelques aspirines, et j’essaierai de pratiquer des médecines alternatives à la place.

Ce billet fait référence à l’item #99 «Désencombrer» de ma liste.

Mon maraicher s’appelle Laurent …

… et mes salades parcourent 22 km.

Jeudi dernier je me suis inscrit à une AMAP, et hier soir j’ai pris mon premier panier.

Les avantages d’un tel système pour moi sont mutliples :

  • Tout d’abord mieux manger, car les légumes sont biologiques, produits localement (donc cueillis la veille), et de saison.
  • Ensuite, les adhérents de l’AMAP traitent directement avec le producteur, sans passer par des intermédiaires (en particulier la grande distribution !).
  • L’agriculture est respectueuse de l’environnement, car biologique et à taille humaine. Il y a moins de pollution induite par le transport. Il n’y a aucun emballage superflu.
  • Comme les adhérents s’engagent pour 6 mois, l’agriculteur peut compter sur des revenus fixes, même en cas de mauvaises récoltes (les adhérents partageant le risque avec lui).
  • Je découvre de nouveaux légumes et de nouvelles façons de les consommer. Aurai-je acheté du celeri ou des blettes ?
  • Je me rapproche de la terre. L’AMAP est riche en enseignements. Comme il faut dire au producteur ce que nous voulons, nous apprenons quand les semis se plantent, et les légumes se récoltent. On apprend les produits de saison. Laurent m’a hier indiqué comment préparer le céleri et le navet. Comme les adhérents partagent les risques climatiques, ils sont plus concernés par le temps, et les raisons de ses déréglements.
  • Je rencontre des gens qui partagent certaines de mes convictions, et qui veulent changer quelque chose à la situation actuelle.

Mon AMAP a même un blog concernant le travail de Laurent, et des recettes pour cuisiner les légumes !

Ce billet fait référence à l’item #14 «M’inscrire à une AMAP ou une coopérative d’achat» de ma liste.