Fukuoka dans le texte

«Je n’aime pas particulièrement le mot travail. Les êtres humains sont les seuls animaux qui ont à travailler, je pense que c’est la chose la plus ridicule du monde. Les autres animaux gagnent leur vie en la vivant, mais les gens travaillent comme des fous, pensant qu’ils doivent le faire pour rester en vie. […] Il serait bon d’abandonner cette manière de penser et de mener une vie facile et confortable avec beaucoup de temps libre. […] Une vie d’une telle simplicité serait possible aux humains si l’on travaillait pour produire directement le nécessaire quotidien. Dans une telle vie, travailler n’est pas travailler au sens habituel du mot, mais simplement faire ce qui doit être fait»

.

— Masanobu Fukuoka, La révolution d’un seul brin de paille.

10 commentaires

  1. C’est vraiment un très bon bouquin, c’est une très bonne source d’inspiration. Le passage où il décrit la vie des paysans avant l’avènement des pesticides et de la mécanisation (il avait du temps , l’hiver pour composer des poèmes…) qu’il compare à leur vie misérable de maintenant où ils travaillent sans arrêt dans des conditions désastreuses fait pas mal réfléchir à ce que la technologie a pu nous apporter. Enormément, c’est sur, mais pas seulement :-)
    On ne peut que te conseiller de lire les autres, si tu ne l’as pas fait, « L’agriculture naturelle » et « La voie du retour à la nature » (en cours)

    On avait fait un article y’a quelques temps sur le sujet :

    http://leplancherdesvaches.net/2008/03/05/lagriculture-naturelle-ou-lart-du-non-agir/

  2. Dans une telle vie, travailler n’est pas travailler au sens habituel du mot, mais simplement faire ce qui doit être fait
    Chose qui est plus satisfaisante que de « travailler », mais qui peut prendre autant de temps et donner autant de fatigue, notamment d’après ce qu’ont raconté des gens qui ont « travaillé » avec Fukuoka (Jeuf t’en dirait plus)

  3. Claire et greg : j’hésitais justement à acheter les autres bouquins, ils apportent vraiment plus par rapport à celui là ?

    Koldo : j’ai lu plusieurs fois que des stagiaires qui pensaient se la rouler douce avait été assez déçus … C’est sur que le non-agir, ce n’est pas ne rien faire, mais faire ce qui doit être fait, et ne pas faire de choses inutiles. Ne plus faire la guerre à son jardin, même si ça nécessite toujours du travail, doit être reposant pour l’esprit.

  4. Ne plus faire la guerre à son jardin, même si ça nécessite toujours du travail, doit être reposant pour l’esprit.
    Bien vu, car même si les muscles s’activent autant, avec l’esprit reposé ça donne moins de fatigue.

  5. Tiens, une nouvelle idée lecture. Merci d’avance.

    Par contre, bien que je suis une fervente partisane du « faire ce qui doit être fait », et non pas travailler pour travailler, je suis tout de même assez modérée.
    être paysan n’est pas une mince affaire, et de loin, bcp plus fatiguant physiquement que de « travailler ». Par contre, bien évidemment, la satisfaction n’est pas la même alors cela change bcp le ressenti. J’ai aussi le retour d’expérience de mes aïeul direct que j’ai connu et pour certain avec qui j’échange encore: la vie sans la mécanisation n’étais vraiment pas tendre. Certes on a sacrifié sur l’autel de la modernité beaucoup de bon sens, mais attention à ne pas faire de même sur l’autel de l’écologie et de la simplicité.

    Je parlerais des heures sur cette vie d’avant, qui me fait rêver tant elle était simple, mais dont je connais aussi, par mille témoignages recueillis au jour le jour, l’épuisement physiques et les misères morales. J’ai un panier plein de ces bouts de vie, qui tantôt te donnent envie, tantôt te font fuir…

  6. Mema, ce que tu dis mérite bien un billet, non ? En tous cas à défaut de t’écouter des heures, j’en lirais bien quelques paragraphes.

  7. Mema: Merci pour les précisions. Effectivement la vie de paysan peut être séduisante pour l’ultra-urbain que je suis, mais je suis bien conscient de ne pas être conscient de tout ce que ce type de vie implique. Mais j’imagine que là fatigue du soir doit être plus reposante que celle qu’on ressent après une journée devant un ordinateur …
    Sinon je suis d’accord avec Zelda ! :)

  8.  » Mais j’imagine que la fatigue du soir doit être plus reposante que celle qu’on ressent après une journée devant un ordinateur … »

    ALors, écoute, je vis les deux, par intermittence, selon les besoins.
    Quand tu viens de passer ta journée devant l’ordi, le soir tu es surtout énervé. C’est une fatigue psychique, nerveuse. Il est vraie que ce n’est pas une fatigue saine, mais elle ne t’épuise pas, et si tu arrives à prendre sur toi, tu es encore bon à quelque chose.
    Quand tu rentres d’une bonne journée de paysan, t’es sur les rotules. Rien que le fait de te lever de table pour aller chercher le sel à la cuisine est une épreuve… tu as les jambes, le dos ou les bras en compote, tes muscles, tes os crient! Par contre, la fatigue est saine, c’est vrai. Il faut à mon homme moins de 10 secondes montre en main pour s’endormir le soir.

    ->Zelda: j’ai reçu le message. C’est quand même un exercice difficile; faudra attendre que cela glisse tout seul jusqu’au bout de mes doigts. ;-)

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s