Relocalisation de l’économie

On continue à parler de relocalisation de l’économie, comme si le fin du fin était d’avoir des échanges économiques de proximité et pas justement d’arrêter d’échanger quand on se trouve vivre à proximité les uns des autres.

Deun (à propos des SEL et des AMAP).

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12 commentaires

  1. Ah oui mais non.
    Autant la citation chante vrai, autant la discussion dont elle est issue, et l’article qui au départ cause tout ça, m’agacent. Les SEL, les Amap, ça ne va peut-être pas assez loin – quoique, dans « mon » SEL, j’ai très vite participé à des échanges informels et gratuits, pas comptabilisés, et je pense que c’est le but – mais les attaquer en tant que fourbes infiltrés du capitalisme, ça me parait un non-sens. (Non, ce n’est pas ce que dit Deun, même qu’il dit ce que je dis aussi sur le pas-comptable, mais c’est ce que j’entends, moi, et plein d’autres je pense, dans ce genre de critiques)

    Ya quand même mieux à faire que de critiquer les SEL et les Amap ! « Sortir de l’économie » me déçoit, on dirait un « La décroissance » intello sur ce coup là …

    Et puis c’est quand que vous faites (toi Nicollas et « Suivez mon regard » Koldo) des articles à vous ? avec des mots à vous pour vos idées ?

  2. Ce n’est pas dans ce sens-là que j’entends les critiques sur les SEL, je les comprends comme une mise en garde pour éviter des erreurs qu’on peut faire lorsqu’en créant des choses nouvelles on reproduit des vieux schémas.
    Sur ce sujet précis il y avait eu toute une discussion entre Deun et Clément ici, dans laquelle je suis assez d’accord avec ce qui est dit

    Ya quand même mieux à faire que de critiquer les SEL et les Amap !
    Oui : semer des rutabagas (c’est la saison, et en plus c’est nouvelle Lune)

    Et puis c’est quand que vous faites (toi Nicollas et “Suivez mon regard” Koldo) des articles à vous ? avec des mots à vous pour vos idées ?
    Pour ma part j’ai l’impression que j’en fais. Serait-ce une fausse impression?

  3. Je suis d’accord avec toi, il y a bien mieux à faire que de critiquer les SEL et les AMAP.

    Je trouve cependant la phrase de Deun bien tournée, et c’est un pense bête que je me fait pour ne pas oublier que la décroissance peut amené à cette forme de radicalité qui n’est pas forcément très présente chez les décroissants, qui est la sortie de l’économie : autoproduction, partage, communauté, etc.

    Quand je lis ce genre de réflexions sur les AMAP par exemple, effectivement je me dis que les décroissants sont tout le temps là à critiquer, et que ça ne fait pas forcément envie d’être un ronchon permanent. Mais je pense que cette radicalité de la sortie de l’économie fait que ses partisans ne peuvent pas accepter de compromis. On peut faire la même reflexion sur les critiques des décroissants sur les développement durable.

    J’ai évolué depuis que j’ai connu la décroissance (mi-2006), avant je me serai revendiquer consomm’acteur par exemple, je ne remettais pas autant en cause le commerce équitable etc. Dans ce sens, la sortie de l’économie est une partie de la décroissance plus radicale que mes positions actuelles, mais je trouve intéressant de regarder les analyses de ces personnes, et peut être que j’évoluerais vers ça à l’avenir, qui sait. D’ici là, on s’inscrira dans une AMAP (quand il y aura de la place …).

  4. Bon, tout d’abord désolée, je m’enporte facilement en ce moment.

    Ce qui m’énerve, c’est les grands airs que (j’ai l’impression que) se donnent certains, parlant un langage très pointu et peu accessible, parfois sans raison que je comprenne (là où une langue plus simple suffirait et pas parce que ce vocabulaire-là est alors nécessaire à la réflexion), pour dire : le commerce, même associatif, convivial, équitable, local … n’est pas la sortie de l’économie. Grands airs qui m’énerveraient sans doute moins si je ne les trouvais pas aussi « rejetants ».

    Alors dire : l’autoproduction et le partage mieux que les Amap et les Sel, les Amap et les Sel mieux que l’épicerie, et l’épîcerie moins pire que le supermarché, ok. Mais j’ai quand même l’impression qu’au stade ou on en est, c’est du chipotage : si une majorité des gens en étairent à l’Amap ou au Sel, je comprendrais mieux qu’on s’acharne sur leurs insuffisances. Mais pour le moment, il me semblent qu’il s’agit déjà de rendre ces étapes désirables !

    Bref, mon énervement vient principalement – je crois – du fait que je trouve ces critiques utiles mais pas prioritaires (la priorité étant déjà de faire connaitre ces initiatives-étapes en ce qu’elles ont de désirables, en ce qu’elles sont un mieux). Si je suis une consommatrice lambda (ce que je ne suis pas loin d’être), que je prends conscience d’un besoin d’autre chose, et qu’on vient me dire « les amap et les sel c’est la même chose que ce que tu fais déjà », ben j’aurais envie de prendre des actions chez Coca Cola, l’impression que tout effort est vain.

    (Je suis bavarde aujourd’hui)

    Quant à la sortie de l’économie, mille fois oui, mais je ne vois toujours pas comment régler la question de la terre.

    Et enfin, Koldo, tes derniers post sont des citations, certes intéresssantes, mais qui m’intéressent moins en tant que lectrivce de ton blog que tes mots.

    Nicollas : la sortie de l’économie est vraiment plus radicale que tes positions, ou « simplement » de tes projets ?

  5. Concernant le langage souvent pointu des administrateurs de decroissance.info, effectivement il est quelques fois (beaucoup ?) difficile à aborder, pour moi. Je ne sais pas si ce vocabulaire est inutilement complexe, ou si leur finesse d’analyse, bien plus grande que la mienne, nécessite un tel vocabulaire.

    Effectivement, si tout le monde arrêtait d’aller au supermarché pour aller à une AMAP, ça serait génial (mais est-ce que ça serait seulement faisable ?). Bien sûr c’est contre productif de critiquer le principe d’AMAP devant certaines personnes, mais cette critique a un cadre précis (forum décroissant et bulletin sortir de l’économie), donc je pense que les personnes qui ont accès à cette critique sont suceptibles de la comprendre, ou du moins de ne pas tout envoyer en l’air par dépis ou raz le bol. Quant à ma citation, elle ne fait pas part de cette critique, seulement d’une pensée qui m’a frappée, qui est qu’à force de relocaliser l’économie, ou pourrait éventuellement s’en passer, par du partage avec des personnes proches.

    Oui il faut sensibiliser sur les dégats des supermarchés, et les bienfaits des AMAP pour le grand public, mais ne pas occulter une réflexion plus radicale du côté des décroissants.

    Je ne sais pas ou j’en suis avec la sortie de l’économie, car je ne sais pas ce qu’implique une autonomie partielle ou totale. Quel temps ça laisse pour quoi faire, etc.

  6. Moué (grognement significatif)
    Ce qui m’agace (et OUI dans ce cas je devrait faire ce que je crois qu’il faut faire plutôt que des critiquer les critiques, mais c’est prévu, puis la critique des critiques m’aide à définir ce que je veux faire), c’est de voir toute cette énergie consacrée à des journaux ultra pointus (parce qu’il n’y en a pas qu’un …), alors qu’à part la décroissance, il n’y pas vraiment de journaux grand public sur ces questions – sauf si on considère Silence ou L’âge de faire comme tels.

  7. Koldo, tes derniers post sont des citations
    Oui j’en suis totalement conscient, c’est surtout parce-que je suis tombé sur plusieurs choses intéressantes en peu de temps, mais mon rythme d’écriture reste à peu-près le même. Dans tous les cas il me serait difficile d’écrire densément et souvent.
    (merci de t’en « préoccuper »)

    je ne vois toujours pas comment régler la question de la terre.
    J’en parlais un peu ici.
    Sinon une possibilité, certes plus précaire mais jouable pour des choses annuelles, est l’occupation, notamment d’endroits flous du point de vue juridique, par exemple les bords de voies ferrées (à condition d’être plus hauts que la voie because herbicides), ou les bords de chemins peu fréquentés, qui ont parfois de jolis carrés de terre appartenant à notre cher Etat, inutilisés tant qu’il n’y a pas de projet d’élargissement de route, et donc utilisables « de fait » entre-temps.
    Mais dans une société où la majorité des gens est en ville ou autour, les choix sont de toute façon limités, et la question de la terre se posera de plus en plus crument à mesure que les gens sentiront à la fois leur impossibilité à s’acheter leur bouffe et l’absence d’endroit où la produire eux-mêmes (parmi ceux qui le peuvent (parmi ceux qui le désirent)).

  8. Moi je veux pas dire mais Zelda,
    son dernier billet en date,
    c’est une citation,
    nananèèèère…
    :-P

    Sinon, c’est drôle comme je n’ai pas d’avis sur ce genre de question. Plus le temps passe, moins j’ai d’avis. J’ai bien une attitude, qui évolue tout le temps d’ailleurs, face à tout cela, j’ai bien des tendances plus ou moins marquées, mais plus le temps passe, plus je réfléchis et plus je… vis, tout simplement, moins j’ai le courage de parler de ce genre de chose. Ça doit être une phase, un genre de « un temps pour tout », et il est fort possible que ça change encore. Et ça ne m’empêche pas d’apprécier vous lire.


    mirza qui passe par là et qui repart en sifflant…

  9. Mirza : Oué mais c’est une citation que m’a donnée Koldo, alors c’est de sa faute :p (vite vite aller poster avant de me faire huer). Sinon je crois que j’aurais aussi un peu tendance à ton attitude, sauf que moi ça me fait peur, je me dis que peut-être c’est parce que j’ai trouvé un truc confortable et que je me suis « arrêtée » … alors que peut-être pas du tout en fait, juste que le cérébral me rassure (et m’amuse, souvent).

    Koldo : Bien reçu !
    Sur la question de la terre : ta deuxième option ne me dit pas où j’habite et comment je (ne) paye (pas) le droit d’habiter là ; et puis si elle me semble intéressant pour pleins de choses le manque de pérénnité me pose problème. Après lecture, la première option non plus (mais je n’avais pas précisé que pour moi la question de la terre est autant celle de la terre où on construit sa maison, pose sa tente, monte sa yourte … que celle où l’on produit du manger).

  10. je n’avais pas précisé que pour moi la question de la terre est autant celle de la terre où on construit sa maison, pose sa tente, monte sa yourte … que celle où l’on produit du manger).
    Pour ça ce qui me vient à l’esprit là tout de suite c’est les terrains non-constructibles en zone de déprise, sur lesquels tu peux poser une yourte ou autre habitat mobile.
    Y a un fil là-dessus sur le forum onpeutlefaire
    Mais ça pose d’autre problèmes dont on aura éventuellement l’occasion de rediscuter…

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