Moi aussi je lis des blogs

Pfff. Donc voici une liste de cinq blogs que je lis en ce moment. Comme je suis mono-maniaque, ils portent tous plus ou moins sur le même sujet. La liste sans ordre particulier :

  • Le blog de koldo. Ne vous fiez pas aux mots bizarres au début des articles, c’est écrit compréhensible en dessous. Le blog de koldo, c’est assez dur à expliquer. Je ne sais pas si je pourrai le résumer autrement que par le fait qu’on ressort plus intelligent quand on l’a lu. De l’autonomie alimentaire qui prend toute sa saveur en Euskal Herria, de la poèsie, du partage, dela reflection, le tout bien mélangé. Morceaux choisis : Locavores… des grains dans le jardin? et Quel est le problème ?.
  • L’arpent nourricier. Encore quelqu’un qui réfléchit, qui jardine, et qui nous en fait profiter ! Le blog de l’arpent nourricier est un carnet de route du projet de son auteur, qui a acheté une vieille batisse avec un « bout » de terrain, et qui s’essaie à la permaculture et autres plaisirs potagers. Morceaux choisis : Le manifeste de l’arpent nourricier et La fabrication d’un tracteur à poules.
  • Le sens de l’humus. Le blog de l’association du sens de l’humus, qui teste différentes techniques d’agriculture comme la biointensive ou la permaculture, dans un « petit » terrain vers Paris. J’aime les techniques utilisées, et la démarche du jardin, qui permet l’expérimentation sur le terrain et la transmission de savoir (sur le terrain ou via internet) et du retour d’expérience. Et l’humour des billets aussi ! Morceaux choisis : Bibliographie et Faut qu’on parle du sol et de votre santé.
  • Jardinons la planète. Quand l’agro-économie rejoint l’objection de croissance, ça donne un jardinier de la planète. Blog plus théorique et moins pratique que les autres. Une réflection pertinente sur la réappropriation de la terre et de notre autonomie. Morceaux choisis : J’aime la merde et La révolution d’un seul brin de paille.
  • Mon autarcie. Le blog de Geispe, qui traine un peu partout sur les forums que j’ai donnés précédemment. Geispe tend vers une autonommie la plus complète possible en vue d’un scénario post pic-pétrolier particulièrement pessimiste. Au programme : réflexion sur nos moyens d’autonomie, plantes commestibles, et bout de vies au jardin. Morceaux choisis : Basiques (2) et Basiques (3).

Sinon je lis également les blogs de la ligne simple, et bien évident celui de Zelda, dont les mots m’enchantent, mais pas que les mots.

Et je transmet à personne en particulier, mais à tout le monde en général, parce que c’est sympa de voir quels blogs vous lisez et ce que vous en pensez.

8 commentaires

  1. Je ne connaissais pas celui de Mon autarcie – merci pour ce lien.
    Sinon, c’est marrant, car moi aussi je suis plutôt mono-maniaque dans mes lectures. Et en ce moment, ce n’est pas du tout dans le même sujet…

  2. Je suis fan de mon autarcie, ce blog est véritable un enchantement !! c’est le jardin secret (enfin plus trop maintenant ;-)) de Geispe.
    je suis abonnée à plusieurs blogs dont la liste de la majorité est sur le mien, je n’y participe pas forcément mais j’aime bien avoir de leurs nouvelles, c’est quasi un rapport affectif pour la plupart…
    je ne connaissais pas les autres que tu cites, merci Nicollas pour ces liens ;-)

  3. Bonjour!
    Tiens, c’est marrant que tu lises le sens de l’humus: ils sont comme moi à Montreuil, et avec fabien, entre autre, on est en train de creer un groupe « Montreuil decroissance »… Il faudra venir nous voir a la fete de la ville (parc Montreau, Montreuil) sur nos stands: café décroissant, le grand don (on donne et/ou on prend ce qu’on veut, comment faire pousser ses legumes en appartement ds des jardinières, le lombricompost, etc…
    Mais ca n’est pas pour ca que je t’ecrivais: Claire et Greg m’ont proposé le mois dernier de te soumettre ma demande pour vous rejoindre sur la ligne simple… Mon blog: http://compact.over-blog.com
    Tiens moi au courant. Merci!

  4. Mema: tu mono-maniaques sur quoi en ce moment ? Et c’est quoi les blogs que t’aiiiimmmmes ?

    Cerise: Elle a l’air bien t’as liste de blogs, je la regarderai de plus près. Et puis il faut que je visite plus souvent ton blog, d’ailleurs !

    Hélène: Hou tu connais Fabien, t’as de la chance dis ! Ca a l’air vraiment sympa ce que vous faites à Montreuil, je passerai bien vous voir si je dois monter sur Paris, et si les circonstances s’y prettent. C’est quand votre fête ? Sinon c’est fait tu es inscrite à la ligne simple :)

  5. Que de fleurs pour moi ces jours-ci! Ça doit être le mois de juin…
    Merci pour le lien en tout cas ;-)
    qui prend toute sa savoir
    (ce fragment-là est assez énigmatique…)

  6. Koldo: ça l’est aussi pour moi. (EDIT: effectivement si je marque pas les bons mots ça va pas aider, donc c’était « toute sa saveur »). En gros, je trouve ça très interessant d’ancrer une réflection sur l’autonomie alimentaire et la réappropriation des savoirs dans le contexte d’un régionalisme fort, et de mêler son bout de jardin à une reflection politique plus large d’indépendance (et j’ai l’impression que ta région est propice à ce genre de choses). J’ai l’impression qu’une région avec une forte identité (langue, tradition, terroir, culture …) est un atout pour la décroissance, il doit y avoir des liens locaux forts j’imagine.

  7. je trouve ça très interessant d’ancrer une réflection sur l’autonomie alimentaire et la réappropriation des savoirs dans le contexte d’un régionalisme fort
    C’est marrant parce-que je n’avais jamais vu ça comme ça. J’essaie d’ancrer mes réflexions dans la réalité où je vis (physiquement et socialement), mais je ne fais pas le lien avec un régionalisme, d’ailleurs dans la mesure où je ne vois pas Euskal Herria comme une région (c’est à dire une sous-partie) de quelque-chose. Déjà le Pays Basque en soi est pour moi difficile à définir, car c’est quelque-chose d’assez hétérogène géographiquement, socialement et aussi linguistiquement (on a 9 dialectes dont certains difficilement compréhensibles mutuellement). Bien sûr on peut dire que le Pays Basque c’est les 7 provinces historiques, mais je trouve que cette vision (pourtant répandue implicitement) ignore, un peu par facilité, tout ce qui a parfois fait diverger ces provinces. Et pour les gens qui disent « je suis basque » ça recouvre plein de sens différents, qui reflètent l’hétérogénéité en question.

    J’ai l’impression qu’une région avec une forte identité (langue, tradition, terroir, culture …) est un atout pour la décroissance, il doit y avoir des liens locaux forts j’imagine.
    Oui, il y a à la fois une territorialité forte et un fort attachement à la langue (et à la culture qui va avec). La territorialité a des origines historiques, pour certains elle est également liée à nos paysages, et elle prend une nouvelle dimension depuis quelques années (avec la pression foncière et immobilière), sur le thème du droit de vivre au pays. L’attachement à la langue est très ancien aussi, et n’a pas disparu malgré la répression (notamment sous la 3ème république avec châtiments corporels à l’école publique pour les enfants pronoçant un mot en basque), il n’y a pas ou peu de honte liée à cette langue, comme ce fut (et c’est encore pas mal) le cas en Bretagne par exemple. C’est aussi lié à la particularité de l’euskara qui est la seule langue pré-indoeuropéenne d’Europe. Mais territorialité et attachement à la langue vont de pair, comme disait le poète Xalbador « Herria da gorputza, hizkuntza bihotza » (« le pays est le corps, la langue [en est] le coeur »).
    Ceci étant je trouve que c’est pas spécialement un atout pour la décroissance, cette problématique a encore un peu du mal à percer, en tout cas elle ne me semble pas percer plus ici que dans d’autres endroits. Les liens à la langue et au territoire s’expriment plutôt dans l’indépendantisme. Le souci écologique est présent dans la réflexion indépendantiste, mais l’aspect autonomie à petite échelle est peu envisagé, le vieux slogan « independentzia – sozialismoa » (le socialisme étant plutôt version Trotski) est toujours là, avec pour certains l’idée qu’un Etat basque apporterait des solutions à beaucoup de problèmes, ou pour d’autres l’idée que des institutions spécifiques au sein des Etats espagnol et français en apporteraient, bref encore et toujours la délégation. Même concernant la langue, je ne suis pas convaincu que ce soit l’officialisation qui pourra la sauver, certes ça peut apporter quelque-chose, mais pas l’essentiel qui est l’envie des gens de parler leur langue (j’en écrirai peut-être un truc un de ces quatre).
    Là où je vois cet aspect autonomie à petite échelle c’est dans les Gaztetxe, des maisons de jeunes autogérées, qui à l’orgine étaient souvent des squats. Mais là encore, cet aspect autogestion n’est pas spécialement lié à l’identité basque.
    Bref c’est pas simple…

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