Mois: novembre 2008

La permaculture et la fable des trois bateaux

Voici une petite introduction à une introduction à la permaculture en forme de fable :

Si vous voulez construire un bateau, ne rassemblez pas des personnes pour collecter du bois et ne leur donnez pas des directives et du travail; mais apprenez leur plutôt à se languir de l’immensité infinie de la mer — Anon

À l’énoncé des différentes crises présentes et à venir, on aimerait bien quitter la galère sur laquelle nous sommes engagés, pour commencer à construire une arche capable de sauver ce qui peut l’être encore.

Voici une courte fable, celle de trois frères des temps anciens. Ces frères voulaient explorer le monde de l’autre côté de l’océan, qui s’étendait majestueusement sous leurs yeux depuis qu’ils étaient nés, et qui avait fasciné tous leurs ancêtres avant eux.

L’ainé des trois frères voulu découvrir un monde que nul autre n’avait vu avant lui. Il construisit une immense galère, captura des dizaines d’esclaves et parti face au vent. Le deuxième des frères assembla un radeau et se laissa pousser et guider par les vagues. Le troisième construisit un bateau à voiles. Il navigua à la force des vents et s’orienta à l’aide du gouvernail qu’il avait construit.

Derrière cette fable se cache trois modèles de sociétés complètement différents :

La galère de l’ainé des trois frères peut être vue comme notre société occidentale industrielle. Nous ramons à contre-courant, gaspillant énormément d’énergie et de ressources pour lutter contre les processus naturels. Les esclaves de la galère, ce sont nos fabuleuses sources d’énergie (les hydrocarbures) qui décuplent nos possibilités depuis à peine deux siècles, mais ce sont également nous-mêmes, rouages d’un système vide de sens. Mais les esclaves ne pourront pas ramer indéfiniment, et la galère, comme notre société, devra tôt ou tard faire face à l’inéluctabilité des forces naturelles, et retrouver une certaine humilité. Si l’on adapte la métaphore non plus à une société, mais à des pratiques agricoles, la galère représente notre agriculture productiviste, qui détruit tous les processus naturels pour les remplacer par de coûteux apports énergétiques (engrais, pesticides, irrigations …).

Le second frère, à l’opposé, a décidé de se laisser totalement porter par le vent. Il utilise au maximum l’énergie disponible, mais est en contrepartie complètement tributaire des éléments. On peut faire le parallèle avec les sociétés de chasseurs-cueilleurs qui se nourrissent exclusivement de produits sauvages. Contrairement à l’imaginaire habituel, de telles sociétés n’étaient pas misérables, et ne connaissaient pas la famine car leur alimentation était variée. Cependant ce mode de vie avait également ses contraintes : les personnes devaient se déplacer en quête de nourriture (nomadisme) et la densité et la taille de la population était limitée. Ces facteurs n’ont pas permis l’émergence de certaines caractéristiques des civilisations complexes bâties sur l’agriculture et l’élevage, comme l’écriture, la spécialisation, etc. Dans le domaine agricole, le radeau du second frère correspond dans nos régions tempérées à une forêt. C’est un système très productif et stable, mais dont la production est peu influencée par l’Homme, qui doit s’y adapter.

Le dernier frère, enfin, a utilisé les forces naturelles des vents pour naviguer. En ce sens son approche ressemble beaucoup plus au second frère qu’à l’ainé. Cependant, grâce à son gouvernail, il peut utiliser la force du vent pour s’orienter à son gré (du moment qu’il ne va pas à contre courant). Cette approche est celle d’une société permaculturelle. Dans une telle société, les forces naturelles sont utilisées de manière cohérente pour servir les Hommes, sans asservir la Nature. De la même manière que le dernier frère pourra explorer rapidement la direction qu’il aura choisie, la permaculture permet une société d’abondance en cohérence avec la Nature. Un système agricole permaculturel pourrait être, en analogie à la forêt décrite précédemment, une lisière de fôret comestible. Ce système mime une bordure de forêt, ou tous les arbres et les plantes occupent des étages différents (de la canopée aux tubercules) pour capter le soleil, et ou chaque élément est sélectionné pour ses productions (nourriture, bois, fibres …).

Le permaculture est autant la terre fertile et abondante recherchée par nos trois apprentis explorateurs, que la manière qu’ils mettent en oeuvre pour la découvrir. C’est pourquoi la permaculture est aussi bien une société basée sur une certaine éthique (le respect de la Nature, le respect des humains, et le juste partage de l’abondance créée) que les techniques permettant l’émergence d’une telle société (pratiques agricoles, techniques de construction, organisation des communautés, etc.).

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[la] crise financiere, ca me profite

SPAM reçu (pas qu’)aujourd’hui :

crise financiere, ca me profite

Bonjour,

Tout le monde tire la tronche .. personne n’a le moral a cause de la crise actuelle.

Mais c’est pendant les crises que l’on voit les gagnants, les meilleurs , ceux qui reussissent malgre le climat negatif.

Moi, depuis 5 jours, je porte une montre Cartier (une copie) mais personne ne voit la difference et le week-end, une chanel.

Tout le monde est sur le cul. Et c’est bete mais on m’admire. Pour mes amis et collegues, je suis un gagnant !! et bien sur ca ne passe pas inapercu au bureau ou les filles me font les yeux doux.

Car l’apparence joue un role tres important. Donc que vous soyez homme ou femme, vous avez tout a y gagner. Sortez du lot, agissez comme un gagnant(e). excellent choix et rapide d’envoi. http://www.xxxxxxxx.com/ Cela vous aidera au travail et avec la gente feminine ou masculine.

Y en n’a pas bon travailler la terre

Le drame de l’Afrique, c’est que l’homme africain n’est pas assez entré dans l’histoire. Le paysan africain, qui depuis des millénaires, vit avec les saisons, dont l’idéal de vie est d’être en harmonie avec la nature, ne connaît que l’éternel recommencement du temps rythmé par la répétition sans fin des mêmes gestes et des mêmes paroles.
Dans cet imaginaire où tout recommence toujours, il n’y a de place ni pour l’aventure humaine, ni pour l’idée de progrès.
Dans cet univers où la nature commande tout, l’homme échappe à l’angoisse de l’histoire qui tenaille l’homme moderne mais l’homme reste immobile au milieu d’un ordre immuable ou tout semble être écrit d’avance.
Jamais l’homme ne s’élance vers l’avenir. Jamais il ne lui vient à l’idée de sortir de la répétition pour s’inventer un destin.

— Nicolas Sarkozy, allocution prononcée à Dakar le 26 juillet 2007.

Des plantes pour un avenir

« Plants for a future » est une base de donnée botanique permaculturelle qui a sélectionné plus de 7000 plantes intéressantes principalement au niveau de leur comestibilité et de leurs vertues médicinales. Comme elle est l’oeuvre d’un permaculteur anglais, Ken Fern, le site est malheureusement en anglais, et concerne les plantes pouvant pousser en Angleterre (on aurait pu tomber plus mal vu que la communauté permaculturelle est surtout australienne et nord-américaine).

Les fiches sont vraiment exhaustives, les indications concernent d’habitat, de sol, de luminosité que la plante préfère, savoir si elle es pérenne, au feuillage caduque, son type de croissance, si elle fixe l’azote etc.

Je pense que cette base de donnée peut servir a bien des gens qui veulent faire un design en permaculture.

Étant informaticien, je n’ai pas pu m’empêcher de croiser cette base avec une base de noms vernaculaires français pour permettre une recherche dans la base a partir des noms courrants français :

Voici donc Plantes d’avenir, qui permet d’interroger PFAF en français (un quart des plantes sont accessibles comme ça, mais ce sont les plantes les plus communes en France).