Y a pas à dire, la Permaculture, c’est joli

Voici une maison et un jardin classiques des suburbs américains :

[sans permaculture]

Et le jardin de leurs voisins, en Permaculture :

[avec permaculture]

La démarche est expliquée ici.

Aux États-Unis, ne pas transformer son jardin en désert vert est un acte écologique, militant, et parfois … illégal. Ainsi dans la ville de Canton (Ohio), la récidive du déli de haute pelouse et mauvaise herbe peut être passible de 30 jours de prison (Toute herbe supérieure à 20cm est considérée comme non entretenue).

6 commentaires

  1. Je vais pas aller habiter dans l’Ohio, je serai bon pour mille ans de prison !

    Un jour ils auront interdiction d’arroser leur pelouse, les permaculteurs rieront.

  2. Peut être que les mentalités changeront avec les prochaines crises, comme ça a été le cas avant (seulement pour soutenir l’effort de guerre, cela dit …)

    Le symbole le plus célèbre de ce nouvel état d’esprit était les « jardins de la victoire ». Initialement encouragés par l’administration Wilson pour lutter contre la pénurie alimentaire pendant la Première Guerre mondiale, les jardins potagers communautaires ou familiaux sont réapparus au début du New Deal et furent alors élevés au rang de stratégie de subsistance pour les chômeurs. Au lendemain de Pearl Harbor, l’enthousiasme populaire fit céder les résistances des fonctionnaires du ministère de l’Agriculture et fit des « jardins de la victoire » le dispositif central de la campagne nationale « Food Fights for Freedom ».
    Dès 1943, haricots et carottes poussaient sur la pelouse de la Maison-Blanche et, à l’instar de la Première Dame Eleanor Roosevelt, près de 20 millions de « jardiniers de la victoire » assuraient 30 % à 40 % de la production nationale de légumes – permettant en retour aux fermiers de nourrir la Grande-Bretagne et la Russie. Dans The Garden Is Political, un recueil de poèmes populaires publié en 1942, John Malcolm Brinnin saluait ces « mètres carrés d’internationalisme » surgissant dans les villes américaines. Même si les jardins de la banlieue et de la campagne étaient plus étendus et souvent plus productifs, certains des horticulteurs les plus enthousiastes étaient les enfants des centres-villes, reconvertis en paysans urbains fiers de leur capacité d’autosubsistance. Dans les grands centres industriels du pays, avec l’aide des boy-scouts, des syndicats et des centres sociaux, des milliers de sinistres terrains vagues couverts d’ordure furent transformés en jardins communautaires. À Chicago, 400 000 écoliers s’engagèrent dans la campagne « Clean Up for Victory », destinée à récupérer de la ferraille pour l’industrie et à nettoyer des parcelles pour les transformer en jardins.

  3. Voilà, c’est le parterre dont je rêve, tout nord-américain que je suis. J’y connais malheureusement pas grand chose en permaculture, mais j’avais vaguement à l’esprit quelque chose qui ressemble à celui des « hérétiques » de Canton. J’y travaille petit à petit. Trois nouveaux rangs de framboises cette année, le jardin potager gagne chaque année quelques pouces sur le terrain de foot des enfants…

    Je tiens un petit jardinet de façade (front-lawn garden) pas par goût de me démarquer, mais parce que c’était le meilleur emplacement question ensoleillement. Et ce jardinet a eu un effet merveilleux dans mes relations avec mes vieux voisins (la moyenne d’âge sur ma rue est assez élevée) qui tiennent leur jardin comme le faisaient mes grands-parents, avec une science et une passion qui éclipsent totalement mes efforts. Depuis que je tiens ce jardin, on s’échange des trucs, je les ai rejoins dans ce qu’ils savent faire. À l’occasion on trouve sur le pas de notre porte, un panier de concombres ou de tomates…

  4. Si tu as envie d’amménager ton bout de jardin en Eden permaculturel, je ne peux que te conseiller l’excellent livre de Toby Hemenway: Gaia’s Garden.

    C’est chouette que ça ait permis de nouer des liens avec le voisinage, j’ai l’impression qu’en Amérique du Nord, t’esmal vu dès que tu sors de la pelouse anglaise (en gros ça dévalue les maisons autour et c’est un appel aux gangs et aux dealers …). J’imagine que la situation est pas tout à fait la même aux USA et au Canada …

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s